Digital Diplomacy

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Think Tank *2012 Création du Hub, from Paris, France. Morgane BRAVO, President & Founder. *Avocat de formation, études & expérience Diplomatique, *Ancienne stagiaire (Blue Book) de la Commission Européenne, au Secrétariat Général. Bruxelles* Passionnée du Web depuis 1998. *Morgane BRAVO, from Paris, France. She's graduate Lawyer and have a Master’s degree in Diplomacy & Political Science...Diplomatic experience* Former trainee (Blue Book) of the European Commission, at the General Secretariat. Brussels*

samedi 4 août 2012

*France «Diplomatie numérique pour les autorités locales»*


« Diplomatie numérique pour les autorités locales » : des outils innovants au service de la coopération décentralisée

Le projet « Diplomatie numérique pour les autorités locales » a été initié par la Délégation pour l’action extérieure des collectivités territoriales en 2008 dans le cadre de la Commission nationale de la coopération décentralisée. Inauguré en septembre 2009, il offre à tous les acteurs de la coopération décentralisée des outils innovants et des e-services pratiques au service de leurs échanges internationaux. Ces nouveaux outils permettent d’une part de mieux informer l’ensemble des acteurs : collectivités territoriales, associations d’élus, réseaux régionaux, ONGs, préfectures, ambassades, ministères et entreprises. Ils permettent d’autre part de contribuer à une plus grande coordination et une meilleure mutualisation des coopérations menées.
Une rubrique réservée à la coopération décentralisée sur France diplomatie
Tous les outils développés dans le cadre du projet « Diplomatie numérique pour les autorités locales » sont regroupés au sein de la rubrique réservée à la coopération décentralisée sur France Diplomatie.
Cette rubrique, réalisée en interministériel et à l’attention de nombreux opérateurs et partenaires, permet de mieux informer l’ensemble des acteurs de la coopération décentralisée. Elle propose des rendez-vous mensuels d’information : témoignages d’ambassadeurs et d’élus, zoom sur un pays et ses coopérations décentralisées, focus sur des bonnes pratiques de la coopération décentralisée…
Elle répond tout d’abord aux exigences de visibilité et de lisibilité des actions menées à l’international par les collectivités territoriales. Elle répond ensuite à la nécessité d’améliorer la cohérence de la réponse française aux enjeux globaux, dans le respect de l’autonomie de gestion des collectivités territoriales, tout en recherchant, dans la concertation et dans le travail en réseau, une meilleure efficacité et une plus grande coordination. Outil fiable d’informations, il vise à une meilleure connaissance de la coopération décentralisée. En offrant des outils numériques innovants, il constitue un véritable outil de travail, d’échanges et de mutualisation.
Dématérialisation des démarches administratives : téléprocédures et télédéclarations
Quatre téléprocédures facilitent les démarches administratives des collectivités territoriales et permettent de disposer de données plus fiables tout en contribuant à une meilleure prise en compte et une plus grande coordination de l’action internationale de la France.
- Téléprocédures à l’attention des collectivités territoriales
Deux télédéclarations permettent aux collectivités territoriales de mettre à jour en ligne l’Atlas français de la coopération décentralisée et de télédéclarer leur Aide publique au développement.
Cette télédéclaration annuelle (e-APD) des montants alloués ou versés dans le cadre de projets menés dans des pays en développement ou au bénéfice d’organisations internationales multilatérales est menée dans le cadre de l’enquête menée par la Direction générale du Trésor et de la politique économique au ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et par l’OCDE. La France est le seul Etat membre de l’OCDE à avoir fait le choix d’une dématérialisation de cette procédure financière.
- Téléprocédures à l’attention des ambassades de France
Deux téléprocédures permettent aux postes diplomatiques de mettre à jour en ligne l’Atlas français de la coopération décentralisée (parallèlement aux collectivités territoriales) et de recenser des projets menés par des collectivités locales de tous nos pays partenaires en vue d’une inscription dans la Bourse-projets de la coopération décentralisée.
Refonte des procédures financières : dématérialisation complète de la procédure de dépôt et d’instruction des dossiers
Depuis 2009, les dossiers de demandes de cofinancement dans le cadre de nos appels à projets annuels sont déposés en ligne dans un espace dédié qui permet la dématérialisation complète de la procédure de dépôt et d’instruction. Réalisée en interministériel, cette dématérialisation permet d’impliquer l’ensemble des acteurs de la coopération décentralisée, y compris tous les corps de l’Etat, dans les décisions de cofinancement et le suivi des dossiers financés par le ministère des Affaires étrangères.
Chaque internaute doit disposer d’un identifiant et d’un mot de passe personnel qui lui permet de se connecter dans son espace au sein de l’Extranet de la CNCD et de déposer ou consulter les dossiers. Pour chaque dossier déposé, les ambassades, les préfectures, les administrations d’Etat et les opérateurs peuvent émettre leurs avis en ligne et consulter l’ensemble des dossiers déposés. Les collectivités territoriales, les préfectures et les ambassades disposent ainsi d’un accès personnel à un espace dédié au dépôt et à la gestion en ligne des appels à projet.
Après dépôt de leur dossier, cet espace permet à l’ensemble des acteurs de suivre en temps réel l’évolution des demandes de cofinancement (consultation du dossier, historique, avis, décision finale).
Plus transparente et plus souple, cette dématérialisation complète est également plus efficace en termes de management et plus respectueuse de l’environnement (avec disparition des nombreuses impressions liés aux dépôts des dossiers en format papier).
Bénéficier d’un état des lieux cartographique des coopérations décentralisées : l’Atlas français de la coopération décentralisée
L’Atlas français de la coopération décentralisée recense de manière cartographique tous les projets de coopération décentralisée (y compris les jumelages) menés par les collectivités territoriales françaises. Vitrine pour les collectivités territoriales, il constitue un véritable outil au service de la mutualisation et des synergies. 4756 collectivités territoriales menant plus de 12.000 projets de coopération décentralisée dans 140 pays ont été répertoriés.
Cet Atlas, version mise à jour, améliorée et cartographique de l’ancienne base de données de la coopération décentralisée, constitue un instrument au service de la cohérence et de l’efficacité des actions extérieures des collectivités locales et des établissements publics de coopération intercommunale conformément aux orientations adoptées par la Commission nationale de la coopération décentralisée.
Outil de travail et de mise en réseau, l’Atlas français de la coopération décentralisée propose une cartographie précise de l’ensemble des coopérations décentralisées ainsi que de nombreux e-services dans le cadre de l’espace professionnel réservé : l’Extranet « CNCD à la carte ». Chaque projet fait l’objet d’une fiche détaillée et d’une cartographie en France et dans le pays partenaire.
L’internaute bénéficie par ailleurs de nombreux e-services personnalisés :
- Mise à jour en ligne multi-acteurs et interministérielle des données (collectivités territoriales, préfectures, ambassades, ministères et opérateurs)
- Composer des albums personnalisés en sélectionnant des cartes issues de notre Atlas de la coopération décentralisée que vous souhaitez conserver et que vous pourrez enregistrer dans votre espace personnel au fil de vos recherches. Dés qu’une carte à l’écran vous intéresse, vous pouvez cliquer sur « Enregistrer cette carte dans mon espace personnel ». Vous pourrez ensuite consulter et gérer ces cartes à chaque instant.
- Conserver en format pdf les extractions de données que vous aurez effectuées dans l’Atlas de la coopération décentralisée à partir de notre moteur de recherche. Après avoir cliqué sur « Recherche avancée » dans notre Atlas, vous pourrez cliquer sur « Exporter les résultats en pdf ». Vous pourrez ainsi enregistrer et consulter à chaque instant vos résultats de recherche en pdf dans votre espace personnel. Vous pourrez même les adresser par courriel à un ami.
Cet Atlas est adossé à l’Atlas européen des jumelages et coopérations, mis en ligne par la Commission européenne en mai 2010 comme annoncé lors des Journées européennes du développement de 2008 et suite aux conclusions du Conseil suite à la Communication de la Communication sur les autorités locales dans la coopération au développement. La France est le seul Etat membre de l’Union européenne à disposer à ce jour d’un tel outil.
Recenser la demande dans nos pays partenaires : la Bourse-projets de la coopération décentralisée
La Bourse-projet présente, de manière cartographique, des projets concrets de collectivités locales étrangères en recherche d’une collectivité partenaire française.
Elle a pour objectif de mettre en relation des collectivités territoriales françaises et étrangères à partir de projets concrets. Elle recense donc dans nos pays partenaires des projets de développement local (développement urbain, patrimoine, développement durable, services publics locaux, eau et assainissement, culture, éducation, santé…) qui peuvent intéresser des collectivités territoriales françaises.
Ce nouvel outil offre l’opportunité aux collectivités qui le souhaitent de présenter une demande de partenariat pour des projets de développement précis, dans le cadre de la coopération décentralisée (partenariat entre collectivités territoriales). L’inscription de projets dans la Bourse-projets n’implique pas toutefois de financement du ministère des Affaires étrangères.
La France est le seul pays membre de l’Union européenne à disposer d’une Bourse de la coopération décentralisée. Elle sera prochainement adossée au projet de « Bourse européenne de la coopération décentralisée » de la Commission européenne, comme annoncée par le Commissaire Louis Michel aux Journées européennes du développement 2008.
Offrir des services personnalisés : l’Extranet « CNCD à la carte »
L’Extranet de la Commission nationale de la coopération décentralisée « CNCD à la carte » sur France Diplomatie vous permet de bénéficier d’informations exclusives et met à votre disposition toute une série de services et d’outils qui vous sont strictement réservés. L’Extranet de la CNCD est réservé aux acteurs de la coopération décentralisée : ambassades, collectivités territoriales, associations nationales d’élus, associations internationales d’élus, réseaux régionaux, ONGs, ministères et opérateurs, préfectures et entreprises.
Les collectivités territoriales pourront notamment télédéclarer leur APD annuelle, déposer en ligne leurs demandes de cofinancement et mettre à jour les coopérations internationales qu’elles mènent.
Plateforme Coopération et tourisme responsable : le 2.0 au service du développement territorial
Sous l’égide de la Commission nationale de la coopération décentralisée, la déclaration d’intention de partenariat signée en juin 2008 entre plusieurs ministères et institutions a donné naissance à une plateforme 2.0 « Coopération et tourisme responsable ». Site interactif et collaboratif au service des acteurs intéressés par l’approche tourisme responsable, cette plateforme en ligne est un outil dédié au partage d’informations et d’expériences. Elle a été officiellement lancée le 28 avril 2009 au siège de Cités Unies France.

Bien à vous,


vendredi 3 août 2012

*Qui a peur du numérique ?...*

Courrier électronique, réseaux sociaux, stockage dans le nuage, télévision numérique, visioconférence, commerce électronique, administration en ligne, géolocalisation, transports et automobiles informatisés : Les sciences et lestechnologies du numérique sont devenues le système nerveux des entreprises et des sociétés et se sont imposées dans le quotidien d'un grand nombre de Français. Quelles seront les prochaines révolutions numériques ?


 Les chercheurs et les ingénieurs des laboratoires publics et privés relèvent des défis extraordinaires. Demain, un chirurgien installé à Paris s'appuiera sur un robot pour opérer à cœur battant un patient de Buenos Aires. Demain, grâce à la bioinformatique, les traitements médicaux seront adaptés et dosés en tenant compte des caractéristiques génétiques de chaque patient. Demain, des capteurs implantés dans le corps ou installés dans les appartements permettront demaintenir longtemps à domicile les personnes dépendantes en prévenant les risques associés à telle ou telle pathologie. Demain les véhicules se déplaceront de manière largement autonome dans une ville intelligente. Demain, Airbus construira des maquettes numériques complètes de ses futurs avions, depuis la structure, l'aérodynamique et la propulsion jusqu'à la mécanique du vol et aux équipements embarqués, et gagnera ainsi de nombreux mois sur le développement de ses programmes.

Malgré une adaptation rapide du public aux changements et malgré les perspectives révolutionnaires que nous offrent le numérique, la France a donné et donne encore l'impression de subir les bouleversements numériques mondiaux sans les mener ni même les anticiper. Une certaine morosité perce même parfois dans des discours politiques, qui relaient souvent les inquiétudes liées aux évolutions rapides du monde sans valoriser leurs effets positifs. Réaffirmons-le avec force : la révolution numérique est en marche, et les sciences et les technologies de l'information continueront à remodeler profondément l'économie mondiale et les relations sociales.
La productivité d'une société toute entière dépend chaque jour plus fortement de sa maîtrise des systèmes d'information, de sa capacité à acquérir de l'information, à la stocker, à la transmettre, et à l'appliquer de manière appropriée. Le traitement de l'information et de la connaissance devient indissociable du fonctionnement même de la société, de même que le système nerveux est indissociable du fonctionnement du corps humain.
Pour tenir son rang dans le futur, la France doit faire partie des acteurs majeurs du numérique. Trois leviers doivent être actionnés sans tarder : relancer un marché national, mettre les sciences informatiques au cœur de l'enseignement et développer la recherche et l'innovation.
Pour comprendre pourquoi le développement actif de services numériques peutdoper une économie tout en apportant aux citoyens un meilleur niveau de vie et une meilleure qualité de vie, il suffit d'observer Singapour. Le PNB par habitant de ce petit pays équatorial de 5 millions d'habitants sans ressources naturelles a dépassé celui de la France dans les années 1990 (il lui est de près de 60% supérieur aujourd'hui), en très grande partie du fait d'un usage systématique du numérique dans tous les aspects de la vie courante : administration électronique, santé, défense, gestion des infrastructures routières, des transports en commun, des services portuaires et aéroportuaires, etc.
Soutenons donc aussi activement le développement, le déploiement et l'usage du numérique en France, en le fondant aussi sur nos propres créations. Nous avons été pionniers en la matière avec le Minitel et le GSM, innovations que notre société a absorbé rapidement en créant un cercle vertueux d'offres nouvelles et deconsommation plus efficace. Nous avons perdu cet avantage, mais nous devons en recréer d'autres pour les générations futures. Nous devons relancer l'effort d'administration numérique, seul susceptible d'améliorer les services offerts aux citoyens sans augmenter l'emploi public. Nous devons encourager nos entreprises à mieux comprendre les sources numériques de la performance des meilleures entreprises mondiales. Enfin, le numérique est un immense espace de créativité. Un nouvel élan de déploiement du numérique permettra de créer les conditions de décollage de nos nombreuses start-ups qui peinent aujourd'hui sur le marché français et n'ont d'autre choix que de se tourner immédiatement vers un marché international difficile.
La formation au numérique est un enjeu essentiel pour tous les domaines de notre économie. A l'heure où les appels à la réindustrialisation nationale se multiplient, il est sans doute utile de rappeler que les nouveaux emplois industriels ne seront pas identiques à ceux perdus lors des vingt dernières années ! Ces emplois feront appel à des personnes formées capables de produire des biens et services de qualité. Ils reposeront sur une automatisation et une robotisation accrue, uneculture de la créativité et de la qualité, un contrôle fin des outils de production et une conception harmonieuse des systèmes d'information et des chaînes logistiques. En un mot, pas d'emploi industriel sans formation aux outils numériques ! Or, si l'apprentissage de ces outils est transparent pour les enfants qui évoluent dans un environnement familial favorisé et naturellement "connecté", il peut rester intimidant pour des jeunes moins privilégiés. L'initiation des élèves du primaire et du collège à l'usage des ordinateurs et de l'Internet est un premier pas qu'il faut saluer.
Mais, au delà de l'usage, les enfants ne mériteraient-ils pas aussi de se voirexpliquer davantage les sciences informatiques qui sont à la racine du monde numérique ? Nos collégiens ne devraient-ils pas consacrer autant de temps au fonctionnement du réseau internet qu'à celui de l'ADN ? Les sciences informatiques méritent d'être expliqué aux enfants, au même titre que la physiqueou que la biologie qui sous-tendent les machines et la médecine. Un enseignement de spécialité optionnel "Informatique et Sciences du numérique" en Terminale S a été créé pour la rentrée 2012. Il faut bien entendu s'en féliciter, mais quel retard ! Quelle énergie a-t-il fallu mobiliser pour aboutir à ce résultat somme toute modeste ! Les outils et les sciences numériques doivent aussi diffuser massivement dans l'enseignement supérieur en offrant une véritable propédeutique numérique dans toutes les disciplines. Que dire enfin des formations spécifiques à la filière du numérique ? Alors que les universités américaines et asiatiques accentuent quotidiennement leurs efforts de formation dans les filières du numérique, nos universités voient stagner le nombre d'étudiants dans ces domaines porteurs et créateurs d'emplois ! Les formations spécifiques des IUT, des écoles d'ingénieur et de l'université en informatique doivent être mises résolument en avant.
Dans le domaine de la recherche scientifique et de l'innovation, la France s'est dotée d'une stratégie nationale qui, sur la période 2009-2012, définit trois axes prioritaires dont "l'information, la communication et les nanotechnologies". Cet affichage a permis d'orienter quelques nouveaux investissements vers le secteur des sciences et des technologies de l'information. Mais les domaines d'excellence historique de notre pays autour de grandes questions fondamentales (en Physique par exemple) et de très grandes expériences mobilise une grande partie des ressources publiques. Une légère réorientation des efforts de recherches publics permettrait de financer très efficacement d'autres secteurs scientifiques moins coûteux et plus directement en phase avec les enjeux sociétaux et les grands défis interdisciplinaires : sciences et technologies de l'information, ingénierie numérique, chimie verte ou sociologie du monde moderne par exemple. Même simodifier les priorités scientifiques nationales est difficile dans un contexte budgétaire tendu, des investissements directs dans l'informatique sont indispensables pour son développement propre. Ils sont aussi indispensables au développement des autres sciences, qui se heurtent toutes aujourd'hui à des défis interdisciplinaires souvent centrés autour de la modélisation numérique et l'exploitation de masses gigantesques de données.
La recherche dans le numérique se prolonge naturellement par l'innovation et le transfert. La France peut s'appuyer sur quelques grands groupes pérennes comme Orange ou Dassault Systèmes, mais nous n'observons aucune création de richesse comparable à celles engendrées par GoogleFacebook, IBM,Microsoft ou Apple. Seule la concomitance d'un environnement ouvert favorable aux jeunes pousses, de l'appétit d'un marché local comprenant l'avantage qu'il peut retirer de telles percées technologiques, et d'un environnement réglementaire stable peut créer de meilleures conditions pour que nos meilleurs esprits restent en France et y créent avec succès les concepts et industries de la prochaine révolution numérique.
N'ayons donc pas peur des défis du numérique, et investissons sans crainte dans la création d'un marché national, l'éducation, la recherche scientifique et l'innovation pour cet incontournable levier de la croissance.
Philippe Baptiste, directeur de l'Institut des sciences de l'information et de leurs interactions du CNRS ; Gérard Berry, professeur au collège de France, président du comité d'évaluation d'INRIA ; Pierre Haren, vice-président d'IBM, fondateur d’ILOG. http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/24/qui-a-peur-du-numerique_1737228_3232.html


*#Digitaldiplomacy, #ediplomacy...#Diplomatienumérique...! 
A SUIVRE...!*
Bien à vous,

jeudi 2 août 2012

*Twitter séduit les politiques à travers le monde...*


D'après une étude, deux tiers des leaders politiques sont sur Twitter.
Deux tiers des leaders politiques dans le monde sont sur Twitter, mais la moitié d'entre eux ne suivent pas leurs pairs, selon la première étude du cabinet-conseil Burson-Marsteller consacrée aux leaders mondiaux et Twitter et publiée jeudi à Genève. Pour cette étude, appelée "Twiplomacy", Burson-Marsteller déclare avoir analysé 264 comptes officiels et personnels de chefs d'État et de gouvernement dans 125 pays.


L'étude montre qu'un quart - 76 - de ces leaders mondiaux suit le compte de Barack Obama, le leader le plus suivi au monde par ses pairs. Les six autres comptes les plus suivis par les leaders mondiaux sont la Maison-Blanche - 61 -, Downing Street - 41 -, le Premier ministre canadien Stephen Harper - 20 -, le président sortant du Mexique Felipe Calderon - 20 -, la présidente brésilienneDilma Rousseff - 17 - et le Palais de l'Élysée - 17.
Cependant, @BarackObama ne suit que deux leaders mondiaux, soit le Premier ministre norvégien Jens Stoltenberg et le RusseDimitri Medvedev. Le président russe Vladimir Poutine, le président rwandais Paul Kagame, le premier ministre de Singapour Lee et 35 autres comptes ne suivent aucun autre compte Twitter, se retirant de facto de toute conversation.
À l'autre bout de l'échelle, le Premier ministre ougandais Mbabazi fait partie des plus conviviaux sur Twitter, avec plus de 90 % de ses messages envoyés qui consistent en des réponses. "L'étude montre comment Twitter est en train de combler notre fossé de communication avec nos politiciens. D'une part, cela permet aux chefs d'État et de gouvernement de diffuser leurs activités à un public de plus en plus large et, d'autre part, cela donne aux citoyens un accès direct à leurs leaders", a déclaré Jeremy Galbraith, directeur général de Burson-Marsteller pour l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique.

Outil de campagne

L'étude montre aussi que les politiciens découvrent souvent Twitter durant les campagnes électorales, mais que, une fois élus, ils ont tendance à devenir silencieux, comme c'est le cas pour les comptes de la présidente brésilienne Dilma Roussef et celui du président français François Hollande, qui ont laissé tomber leurs abonnés dès leur prise de fonction.
Selon l'étude, les leaders mondiaux tweetent en 43 langues. Ils sont 34 % à le faire en anglais, et 15 % en espagnol. Toutefois, les leaders espagnols et latino-américains tweetent trois fois plus que ceux s'exprimant en langue anglaise. "16 des membres du G20 utilisent leurs comptes Twitter à des fins diplomatiques, mais il est triste de voir que des chefs d'État et de gouvernement en Chine, en Arabie saoudite, en Indonésie et en Italie n'ont toujours pas rejoint le monde de Twitter", a déclaré pour sa part Mathias Lüfkens, un autre responsable de Burson-Masteller. 

E-Diplomacy 

Barack Obama est le leader mondial le plus suivi au monde, avec plus de 17 millions d'abonnés, et il occupe la cinquième place derrière Britney Spears au classement des personnalités les plus suivies sur Twitter. L'étude montre encore que le tweet le plus populaire a été "les couples du même sexe devraient pouvoir se marier, - President Obama" qui été retweeté 62 047 fois le 9 mai 2012.
En matière de diplomatie numérique, l'AFP a lancé le mois dernier un outil permettant de mesurer, décrypter et comparer en temps réel l'activité de la diplomatie numérique par l'analyse de l'activité sur Twitter de ses principaux acteurs (ediplomacy.afp.com). E-Diplomacy (Ici :Cliquer sur l’Image en haut du Hub) s'appuie sur une base de données de plus de 4 000 comptes de chefs d'État ou de gouvernement, d'officiels de haut rang, de leaders d'opinion (chercheurs, think tanks, journalistes...) et de militants (ONG, lobbyistes, hackers).


Best regards,

*Les Affaires étrangères russes passent au numérique...*

"La semaine dernière, lors d’une conférence avec les ambassadeurs et les représentants permanents de la Russie à l’étranger, le président russe a mis l’accent sur la nécessité de « présenter encore et toujours les positions de la Russie sur diverses plates-formes et notamment à l’aide des nouvelles technologies », a rapporté le 16 juillet, le quotidien russe Kommersant.
Le ministère russe des Affaires étrangères aura dorénavant une page Facebook à son nom. Un certain nombre de diplomates russes vont en outre grossir les rangs des utilisateurs de Twitter.
But de l’opération ? Augmenter la force de persuasion de la diplomatie russe en diffusant des informations et en intervenant dans les forums sociaux, une méthode décrite dans les manuels de relations internationales comme du « soft power », par opposition à l’usage de la force.
À ce jour, une quarantaine d’employés du Ministère figurent parmi les utilisateurs de Twitter, la plate-forme de micro-blogging. Loin d’être satisfait par cette statistique, le ministère envoie déjà des instructions sur l’utilisation de Twitter à toutes les ambassades et a même introduit des cours spécialisés au sein de l’Académie diplomatique.
Le 9 juin, le Ministère a inauguré une chaîne officielle sur Youtube. Cependant, Kommersant constate que le département s’est vu contraint de bloquer la fonction commentaires en raison d’un flux de « trolls » [surnom donné aux personnes qui remplissent les forums et pages de commentaires des sites internet avec des messages peu avenants et complètement hors de propos, la plupart du temps, ndlr].
Un classement par pays du développement de la « diplomatie numérique a été présenté par l’Agence France-Presse (AFP) en juin, se basant sur l’activité en ligne, notamment dans les réseaux sociaux, des diplomates. Avec les États-Unis en tête du classement, la Russie n’y occupe actuellement que la 14ème place"
http://www.lecourrierderussie.com/2012/07/16/les-affaires-etrangeres-russes-passent-au-numerique/

Best regards,

@Morgane BRAVO

mercredi 1 août 2012

*White House Transportation Innovators Champions of Change...*


On July 31, the White House, along with the U.S. Department of Transportation, hosted the Transportation Innovators Champions of Change event. Transportation Innovators are individuals or organizations who have provided exemplary leadership in the growth and expansion of the transportation industry at the local, state or regional level.

Best regards,
@Morgane BRAVO

*Interview with Senator Bob Carr : e-diplomacy and Australia’s... Foreign Affairs Minister*


Following his address at the Lowy Institute in Sydney on July 27 2012, Senator Bob Carr took a few minutes with Fergus Hanson to discuss the rise of e-diplomacy in Australian foreign politics and the starved resources of the Ministry of Foreign Affairs.

Best regards,
@Morgane BRAVO

*Le gouvernement du Québec rend ses données publiques...*

Le portail de données ouvertes du gouvernement du QuébecLe portail de données ouvertes du gouvernement du Québec  Photo :  Gouvernement du Québec
Le gouvernement du Québec a lancé le 28 Juin 2012 le portail www.données.gouv.qc.ca, qui permet de centraliser ses données publiques et de les rendre accessibles à la population.
« Progressivement, une multitude de données de nature statistique, géographique ou financière y seront divulguées », annonce un communiqué du gouvernement, ajoutant que les internautes pourront « utiliser ces données, les enrichir et développer de nouvelles applications ».
Le gouvernement espère ainsi favoriser « la participation active des citoyens aux processus décisionnels et à l'élaboration des politiques publiques ».
La population pourra, par exemple, suivre l'évolution des dépenses gouvernementales en matière de ressources informatiques. Elle pourra également s'informer sur le progrès des grands projets gouvernementaux.
La mise sur pied du portail survient dans la foulée du dévoilement du rapport du député libéral Henri-François Gautrin sur le gouvernement du Québec et le web 2.0, intitulé « Gouverner ensemble ».
Fruit de consultations publiques entamées il y a plus d'un an, ce rapport formule 32 recommandations. L'objectif : rendre le gouvernement « ouvert ».
L'une de ces recommandations portait sur la création de ce portail, afin de rendre accessibles toutes les données publiques du gouvernement (qui ne contiennent pas d'informations personnelles sur les citoyens), en formats libres.
De plus en plus d'organisations réclament le libre partage des données et des informations pour le bien du public.

Récemment, la Ville de Montréal a rendu ses données publiques, à l'instar de plusieurs autres villes canadiennes.
Mise en garde
Dans la longue marche vers un gouvernement ouvert, nous nous sommes engagés à rendre rapidement disponible aux citoyens le maximum de données gouvernementales. Certaines de ces données sont des données ouvertes, c’est-à- dire qu’elles peuvent être réutilisées, sous licence, par les internautes. D’autres sont dans un format qui permet de les consulter uniquement. Il s’agit plutôt d’ouverture des données afin de suivre l’évolution des actions gouvernementales. Nous comptons, au fil du temps, traduire toutes les données dans un format réutilisable. Faites-nous savoir quelles sont vos priorités à cet effet en utilisant le moyen de communication prévu au portail.

Henri-François Gautrin
Président du comité de gouvernance
@GouvOuvertQc